Akane-Banashi, surnommé « l’étoile du manga » est arrivé en grande pompe aux éditions Ki-oon en 2023, avec un spectacle à l’Olympia et des goodies qui ont fait rêver mon âme de collectionneuse. À l’heure où j’écris cet article, une adaptation en animé a été annoncée pour le 4 avril 2026 sur la plateforme ADN avec un teaser alléchant ; est-ce qu’Akane-Banashi va être la nouvelle pépite de l’année 2026 ?
L’entrée en scène de l’étoile du manga.
Le 10 octobre 2023 se déroulait la soirée de lancement d’Akane-Banashi à l’Olympia, afin de préparer la sortie des deux premiers volumes 2 jours plus tard. Au programme : goodies offerts, représentation de rakugo… Plus de 1600 spectateurs ont répondu présents et la soirée a été diffusée en direct sur Twitch. Un lancement somptueux, accompagné d’une campagne de promotion sur les réseaux, qui ne laisse pas indifférent : de somptueux services presse pour les influenceurs, ainsi que des goodies offerts en librairie pour les lecteurs. Difficile de ne pas s’intéresser à ce titre, au vu des éloges qui lui sont faits par Eiichirō Oda (One Piece) et Hideaki Anno (Evangelion) via des bandeaux de couverture.
Une entrée en scène réussie, pour ce titre qui a réussi à convaincre pas mal de monde, moi y compris. Mais avant tout, de quoi ça parle ? Qu’ai-je pensé du manga ?
Akane-Banashi, de quoi ça parle ?
Mon avis en quelques lignes.
Enfant, Akane était fascinée par les spectacles de rakugo de son père, dont le talent était à ses yeux sans égal. Cette carrière prometteuse fut brisée par le réputé Isshô Arakawa qui, non content de refuser le titre de maître au père d’Akane, le bannit également à vie de la profession.
Déterminée à comprendre ce qui s’est passé, Akane décide de suivre les traces de son père et fait ses premiers pas dans le monde du rakugo.
J’ai été rapidement conquise par le thème original abordé : le rakugo. Cet art ancestral dont je ne connaissais absolument rien est, je trouve, parfaitement représenté et compréhensible pour le plus grand nombre dans ce manga. Au travers de l’héroïne Akane, déterminée à venger son père et à se hisser dans le monde du rakugo, on nous propose un shōnen dynamique porté par une héroïne moderne et attachante.

Staff & casting.
Voici les informations disponibles sur les principaux protagonistes derrière cet animé, du studio ZEXCS :
Équipe de production :
- Créateurs originaux : Yuki Suenaga & Takamasa Moue
- Réalisateur : Ayumu Watanabe (L’Atelier des Sorciers, Komi cherche ses mots…)
- Réalisateur adjoint : Yu Harima
- Composition du scénario : Michihiro Tsuchiya (Rising impact)
- Directeur de l’animation & character designer : Norie Tanaka (Kaguya-sama : Love is war)
Musique : Akio Izutsu
Casting :
- Akane Osaki : Anna Nagase (Riko Amanai, Jujutsu Kaisen)
- Nerima Yakarashi : Takuya Eguchi (Loid Forger, Spy x Family)
- Hikaru Kouragi : Rie Takahashi (Ai Hoshino, Oshi no Ko)
Un casting aux petits oignons, pour un animé qui a tout pour être un futur grand succès.



Une adaptation difficile ?
Le potentiel de l’animé Akane-Banashi.
La difficulté majeure à laquelle devra faire face cet animé est certainement la représentation durakugo. Si vous ne connaissez pas cet art, Wikipédia le définit comme « une forme de spectacle littéraire japonais humoristique qui date du début de l’époque d’Edo (1603-1868). ». Pour résumer, le rakugoka doit raconter une histoire humoristique, sans décor ni musique, tout en restant dans la position à genoux traditionnelle, seiza. Sa pratique est donc fortement basée sur la voix et les gestes, mais je vous assure que le manga est bien plus évocateur que ce texte.
L’enjeu sera fort pour les seiyu, qui devront représenter cet art et le style de chaque rakugoka à travers leur doublage ! D’un côté, c’est un excellent moyen de donner vie à l’histoire originale, à l’image de ce qu’on voit déjà dans les animés centrés sur la musique. Mais de l’autre, ils devront faire preuve d’une assez grande technique. Heureusement, il est précisé que toute la partie rakugo sera supervisée par le rakugoka Keiki Hayashiya, ce qui mènera certainement à une belle représentation de cet art ancestral !
Je suis impatiente de découvrir l’adaptation d’Akane-Banashi, la pépite du Shonen Jump, qui sera, je l’espère, un grand succès !
